qu’est-ce que la convention de formation et comment fonctionne-t-elle ?

La con­ven­tion de for­ma­tion est un doc­u­ment con­tractuel essen­tiel encad­rant l’organisation d’une action de for­ma­tion pro­fes­sion­nelle entre un organ­isme for­ma­teur et un financeur, sou­vent une entre­prise ou un organ­isme tiers. Elle for­malise les engage­ments récipro­ques et pré­cise les modal­ités de déroule­ment de la for­ma­tion pour garan­tir la con­for­mité régle­men­taire et sécuris­er les rela­tions entre les par­ties.

Comprendre la convention de formation en quelques mots

Dans le con­texte de la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle, la con­ven­tion de for­ma­tion joue un rôle cen­tral en matéri­al­isant l’accord entre le prestataire et le béné­fi­ci­aire. Elle fixe les règles con­cer­nant le con­tenu, la durée, le finance­ment et l’évaluation de la for­ma­tion. Ce doc­u­ment est écrit et signé par les par­ties, per­me­t­tant à l’organisme for­ma­teur et à l’acheteur de la for­ma­tion d’agir dans un cadre clair et légal.

Le cadre réglementaire

La con­ven­tion est régie par les arti­cles D.6353–1 et suiv­ants du Code du tra­vail. Elle assure que la for­ma­tion respecte les normes imposées par la lég­is­la­tion, notam­ment en matière de qual­ité, de suivi et de jus­ti­fi­cat­ifs.

Les acteurs concernés

La con­ven­tion réu­nit prin­ci­pale­ment l’organisme de for­ma­tion, le financeur — sou­vent une entre­prise, un OPCO (Opéra­teur de Com­pé­tences) ou une col­lec­tiv­ité — et par­fois le sta­giaire. Chaque par­tie voit ses oblig­a­tions claire­ment définies, garan­tis­sant ain­si un bon déroule­ment.

À quoi sert la convention de formation concrètement ?

La con­ven­tion de for­ma­tion vise à for­malis­er l’ensemble des élé­ments con­sti­tu­tifs d’une presta­tion de for­ma­tion. Elle joue plusieurs rôles essen­tiels :

1. Sécuriser juridiquement la formation

Elle établit un lien con­tractuel pré­cis entre l’organisme et le financeur, définis­sant notam­ment les respon­s­abil­ités, ce qui pro­tège les deux par­ties en cas de lit­ige.

2. Faciliter le financement

Pour les for­ma­tions financées par un tiers, la con­ven­tion est oblig­a­toire. Elle per­met de jus­ti­fi­er la dépense auprès des organ­ismes financeurs et assure la traça­bil­ité indis­pens­able en matière de for­ma­tion pro­fes­sion­nelle.

3. Détailler les conditions de la formation

Le doc­u­ment pré­cise l’intitulé, les objec­tifs péd­a­gogiques, la durée, les moyens mis en œuvre ain­si que le coût. Ces infor­ma­tions garan­tis­sent une meilleure trans­parence sur le con­tenu et le déroulé de la for­ma­tion.

4. Assurer le suivi et l’évaluation

La con­ven­tion pré­cise en out­re les modal­ités d’évaluation et de suivi des sta­giaires, ce qui per­met de mesur­er l’efficacité de la for­ma­tion et de répon­dre aux exi­gences des cer­ti­fi­ca­tions, notam­ment Qualiopi en 2025.

Questions fréquentes sur la convention de formation

Qui doit signer la convention de formation ?

La con­ven­tion est générale­ment signée par l’organisme de for­ma­tion et le financeur de la for­ma­tion, sou­vent l’entreprise ou un OPCO man­daté. Dans cer­tains cas, comme la for­ma­tion financée par une col­lec­tiv­ité, cette dernière signe le doc­u­ment. Le sta­giaire n’est pas tou­jours sig­nataire.

Quelle est la différence entre une convention de formation et un contrat de formation ?

La dis­tinc­tion se situe prin­ci­pale­ment au niveau du client et du finance­ment. La con­ven­tion est con­clue entre un organ­isme de for­ma­tion et un financeur tiers (entre­prise, OPCO, col­lec­tiv­ité) pour la for­ma­tion des salariés. Le con­trat de for­ma­tion s’applique lorsqu’un par­ti­c­uli­er finance directe­ment sa for­ma­tion. Les men­tions oblig­a­toires dif­fèrent alors selon le type de doc­u­ment.

Que risque-t-on en cas d’absence de convention ?

En l’absence de con­ven­tion, l’organisme de for­ma­tion s’expose à des risques juridiques et financiers impor­tants. L’employeur ne pour­ra pas jus­ti­fi­er ses dépens­es auprès des OPCO ou autres financeurs et risque un refus de prise en charge. De plus, l’absence de ce doc­u­ment com­pro­met la traça­bil­ité et la con­for­mité aux référen­tiels qual­ité, ce qui peut men­er à un retrait d’agrément ou à un redresse­ment admin­is­tratif.

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